Que l'espoir soit permis, désormais, à nos Jeunes où qu'ils se trouvent, grâce à l'élection de Barack Hussein OBAMA comme Ier Président "Noir" des Etats-Unis, un succès planétaire et de l'Histoire de l'Humanité, depuis le mardi 20 janvier.
Oui, maintenant, il est possible de considérer ce pays comme la plus grande démocratie du Monde et il était grand temps avec les inégalités, les crises et catastrophes qui s'amoncèlent depuis des siècles.
Nous lui souhaitons, de tout coeur, une pleine réussite devant ce défi historique.
Ceci étant fait, nous allons essayer de respecter notre démarche socio-culturelle et nos objectifs c-à-d :
. finir nos présentations et "devoirs de mémoire" envers nos propres parents comme vous l'avez vu au début, en référence aux articles sur "le Royaume de Ségou", au livre "Ségou, la Terre en Miettes" de M. CONDé à compléter par celui de V. PAQUES, "Les BAMBARAS" (copie ci-après),

. commencer nos différents échanges d'informations et de sensibilisations sur la santé, l'environnement, l'équilibre et l'hygiène de vie, etc. et,
. poursuivre le développement ou la consolidation de nos projets, à distance et sur place, en espérant avoir des partenaires efficaces à nos côtés.
Nous invitons ceux et celles qui souhaitent nous rejoindre à apporter des éléments sur leurs "racines" ou "histoires familiales comme chacun (e) d'entre nous, en choisissant un style et quelques photos personnelles...
En effet, nous avons tous des origines et des "histoires de famille ou de vie" à transmettre à nos Enfants et aux JEUNES : c'est une Richesse et, à la fois, un Droit et un Devoir "d'Héritage Culturel" ou même "Humain" pour la Jeunesse.
Pour DIA-AME D'AFRIQUE, chacun (e) est "un trésor humain unique" et "Donner, c'est Recevoir" donc, au contact positif et respectueux des uns et des autres, l'enrichissement est infini et cela constitue le "Lien Social Sans Frontières".
"DEVOIR De Mémoire" de MHK - MARSEILLE (13) - helenk@hotmail.fr - 01/2009
"Mon Père, cet Amoureux de l'Afrique"
"Je me suis longtemps posée la question, de savoir comment l'on peut tout quitter un jour : son pays, sa maison, ses parents et ses amis sans plus jamais les revoir toute sa vie ? C'est ce qui est arrivé à mon Père.
Ce jour-là, toute la famille paternelle se rendait au port de Beyrouth, au LIBAN, accompagner les deux aînés qui devaient prendre le bâteau pour le Sénégal. Profitant de la cohue, mon père monta à bord du navire, à l'insu de tous, et se cacha.
Quand le bâteau commença son long voyage, il sortit de sa cachette et rejoignit ses deux frères. Il avait 14 ans, nous étions en 1925. Plus jamais, il ne revit ses parents et ne foula de nouveau le sol de son pays natal.
Après le Sénégal où ils séjournèrent quelques années et apprirent à parler le "wolof", les trois frères se rendirent à Nioro du Sahel, petite ville de la région de Kayes, au Mali, un pays voisin.
Les peuples qui habitaient dans cette région semi-désertique étaient principalement des Peuls, des Maures sédentarisés, des nomades qui se déplaçaient soit avec leurs troupeaux ou faisaient du commerce entre Nioro et la Mauritanie toute proche.
C'était la période coloniale. Les trois frères ouvrirent un magasin leur permettant de vivre et apprirent le français et la langue des Maures, population qu'ils côtoyaient et fréquentaient.
Ce qui devait arriver, arriva : mon Père et l'aîné de mes oncles épousèrent deux Mauresques.
Quant à mon oncle cadet, malheureusement, il mourut en pleine jeunesse après avoir contracté une fièvre.
Se serrant les coudes, mon Père et son aîné allèrent s'installer avec leur épouse à Kayes où ils apprirent le bambara.
Vingt années passèrent. Mon oncle eut deux enfants tandis que mon Père désespérait de n'avoir aucun enfant de son côté.
Nous étions arrivés en 1950.
Pendant que mon oncle continuait à faire du commerce, mon père, lui, était devenu transporteur-routier et sillonnait les villes situées entre la région de Kayes et le Sénégal.
C'est ainsi que lors d'un déchargement de marchandises qu'il transportait, il rencontra ma Mère à Kaolack, une petite ville charmante du Sénégal.
Ma Mère était une jeune fille dynamique et rebelle de vingt-six ans, d'excellente éducation. Elle travaillait tantôt à la couture tantôt à la boutique de son père à Kaolack. C'est là que mon Père fit sa connaissance. Ses parents, originaires des villes saintes de la Palestine, lui ont donné une éducation religieuse des plus strictes qu'elle a essayé de Nous transmettre, à son tour et selon les traditions, en sa qualité d'épouse et de mère.
Le destin a voulu que mon Père croise le chemin de ma Mère, au Sénégal, encore une fois, loin de chez lui. Il se sépara de sa première femme, l'épousa et l'emmena après les noces à Kayes, au Mali.
Cet homme qui allait déjà sur ses quarante ans et qui désespérait d'avoir des enfants, un jour, se retrouva avec cinq , dans les années qui suivirent : ma grande soeur, née en 1953, moi en 1954, puis ma petite soeur et mes deux petits frères.
La vie de mon Père changea. Ma Mère était une femme dynamique et intelligente. Elle prit en mains la grande maison paternelle. Excellente couturière, elle se chargea des vêtements de son mari et de la famille toute entière, l'aida dans son commerce et apprit à cuisiner les plats traditionnels du Liban, grâce à lui et mon oncle. Mais là où je trouvais cette femme exceptionnelle : c'est qu'elle sut recevoir avec respect et amitié la première épouse de mon Père, ainsi que la grande famille de cette dernière et ,également, la famille de mon oncle. Comme mon Père garda des relations fraternelles et amicales avec son ex-compagne, il avait un grand respect pour elle et ses proches. Ainsi, elle fit partie, avec la femme de mon oncle, des silhouettes familières que je rencontrais durant mon enfance et mon adolescence.
Les portes de notre maison restant toujours ouvertes, de nombreuses ethnies s'y croisaient dans la paix, la tolérance et la convivialité : Wolof du côté de ma Mère, Maure du côté de mon Père et de mon oncle, Peule, Bambara, Kasonké du fait de la région de Kayes ainsi que des Occidentaux
et Libanais qui vivaient là. Tous aimaient fréquenter notre maison.
Mon Père était un homme heureux : je ne l'ai jamais vu déprimé. Il travaillait constamment derrière sa boutique jusqu'à l'âge de 75 ans passés. Bien que ma Mère ait été une excellente couturière, mon Père n'avait aucune attirance pour la "Sape" (c-à-d "l'élégance masculine"). Il restait simple et aimait se sentir à l'aise dans ses vêtements de tous les jours, recevoir ses amis et adorait les enfants de son oncle qu'il avait élevés.
Je me souviens que sollicité lors des fêtes, il aimait aller fredonner les chants de son pays natal pour ses amis libanais et que, souvent, ses amis kayesiens l'invitaient à leurs baptèmes, le matin. A cette occasion, il nous ramenait des boules de mil distribuées à la cérémonie.
Pour moi, la plus grande rencontre et le plus grand Amour de mon Père fut, sans aucun doute, l'AFRIQUE. Du jour où ses pieds ont foulé le continent africain, ce fut des années de Bonheur. Pourtant, il n'avait que 14 ans, ne comprenait aucune langue que celle maternelle, ne possédait rien d'autre que sa jeunesse et sa vive envie d'apprendre.
Un jour, il me dit cette phrase-clé :
"Il ne faut JAMAIS Se Décourager, car Se Décourager c'est comme un MAGNIFIQUE Château qui s'Ecroule".
C'est ce message qui le représente le mieux et qui constitue la "valeur éducative" ou "l'héritage" qu'il m'a transmis et que j'espère transmettre, à mon tour, à mes Enfants (voir Photos), aux Jeunes et pour l'Avenir.
En effet, si beaucoup pensent qu'il faut quitter l'AFRIQUE pour être heureux et gagner sa vie ailleurs : mon Père a démontré le contraire en choisissant l'AFRIQUE pour rencontrer et vivre son Bonheur.
A la lueur de sa Vie, j'ai compris les leçons suivantes :
. PERSISTER dans l'effort est toujours payant,
. CHOISIR le métier ou les études qu'on veut faire et FONCER Sans JAMAIS Se Décourager,
. Ensuite, les Belles RENCONTRES que l'on peut faire, nous ouvrent de NOUVELLES PORTES,
. Ne pas Hésiter à ALLER VERS les Autres et SAISIR Sa Chance et les Opportunités que la Vie Nous OFFRE comme Demander l'aide d'un Enseignant, une Bourse pour poursuivre ses Etudes, des Contacts Professionnels, de Bons AMIS, des ONG ou Associations, l'occasion de devenir, à son tour, une épouse accomplie, une mère épanouie, etc.
Toutes ces Belles RENCONTRES Nous AIDENT à Aller de l'AVANT et Nous ENCOURAGENT dans nos PROJETS Individuels et Collectifs."
Par MHK, Amie de Lycée et Responsable de l'Antenne DIA-AME D'AFRIQUE de MARSEILLE, fait, le 23/01/2009.


En attendant ceux des autres membres de nos équipes, il nous arrivera d'ajouter quelques photos plus récentes, mais n'hésitez pas à nous envoyer les vôtres avec vos témoignages ou écrits, aux adresses indiquées dont diaamedafrique@yahoo.fr ou diaamedafriquebko@yahoo.fr
parce que :
. vos ORIGINES, loin d'être un facteur d'EXCLUSION, constituent l'une de vos "Richesses
Humaines" pour DIA-AME D'AFRIQUE où la Différence ne doit pas se cacher mais, au contraire, VOUS Permet d'être des Héros du Quotidien ou de Proximité dont la JEUNESSE a besoin, actuellement. pour s'accrocher.
Pour les uns et les autres, je rappelle que Connaître son HISTOIRE (ou le Passé), permet de mieux COMPRENDRE le Présent et de mieux prévenir ou préparer l'AVENIR.
Mettons-NOUS au Travail ! Everybody can do it, you can believe us and you !
A Suivre

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